Charte Ethique du Voyageur
Deux mondes se rencontrent à chaque fois qu'une personne se déplace d'un pays à l'autre. Voyageur, touriste, découvreur, nous sommes tout cela tour à tour. Mais, sans l'ombre d'un doute, nous sommes toujours un invité. Les pays que nous visitons avec tant de plaisir sont nos hôtes. Tout le bonheur d'un voyage peut reposer sur cette relation parfois si délicate.
Nombreuses sont les façons de voyager, d'appréhender d'autres environnements, mais inévitablement nous laissons des traces sur notre passage. Chaleureuses, généreuses, discrètes, dangereuses et inaltérables parfois. Nous apprenons un peu plus à l'occasion de nouveaux voyages. Chaque région est différente et, pourtant, nous sommes souvent confrontés aux mêmes interrogations, doutes, et à nos propres certitudes.
Nous avons souhaité rassembler au sein d'une CHARTE ÉTHIQUE DU VOYAGEUR ce qui nous semble le plus représentatif des comportements ou des attitudes à encourager. Apprendre à découvrir d'autres cultures sans pour autant les juger, faire confiance à son bon sens et garder en tête quelques conseils, tout cela nous apparaît comme le gage d'un beau voyage mais aussi d'un développement durable de notre planète.
L’idée de la
Charte Éthique du Voyageur est née en 1995 lors d’un voyage exceptionnel en Éthiopie : 15 jours d’explorations du lac Turkana au delta de l’Omo. Les participants à l’expédition de l’agence ATALANTE, dans une zone jamais visitée, s’étaient engagés à ne pas prendre de photos dans les villages (condition à l’inscription).
• La beauté des hommes et des femmes (Dassanetch, Nyangatoms, Karo…) vivant sur les berges de l’Omo et la richesse de leurs traditions ancestrales créèrent chez certains participants une irrépressible nécessité de ramener des "trophées photographiques".
Cet engagement non respecté provoqua l’implosion du groupe et d’interminables débats. Soucieux de l’impact du tourisme, ATALANTE comprit l’impérieuse nécessité d’expliquer, plus que d’interdire, afin d’ouvrir l’esprit à la différence et au respect. Au retour, trois voyageuses suggérèrent à Christophe Leservoisier (cofondateur d’Atalante), de rédiger un code de bonne conduite entre une agence et ses voyageurs.
• Ainsi est née, en 1996, la
Charte Éthique du Voyageur, qui défend l’idée que par la seule compréhension de ceux que nous rencontrons, nous pouvons contribuer, personnellement, à la sauvegarde des peuples et de la nature.
• En 1997, partageant le principe qu’« il n’y a pas de mauvais touristes, mais des voyageurs mal informés », l’éditeur de guide de voyage
Lonely Planet, s’associa à Atalante pour une diffusion plus large de ces recommandations, qui souhaitent aider les voyageurs à magnifier son voyage.
RemerciementsMerci à Sylvie Blangy, membre de
The International Ecotourism Society, dont l’expertise et les réflexions ont conforté les expériences des fondateurs.
• Depuis 2006, la
Charte Éthique du Voyageur est diffusée par les membres de l’association
Agir pour un Tourisme Responsable, qui réunit des voyagistes particulièrement impliqués dans le Tourisme Responsable. Cette diffusion est d’ailleurs un critère à respecter pour obtenir la certification délivrée par Afaq Afnor.
• Dans le cadre de sa volonté de contribuer à un tourisme plus responsable, Voyages-sncf.com diffuse la
Charte Éthique du Voyageur depuis avril 2007.
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