Randonneurs dans l'oasis de Lagueila en Mauritanie
Récits de voyages

Carnet de Voyage en Mauritanie | Atalante

  1. Accueil
  2. Blog
  3. Récits de voyages
  4. Carnet de Voyage en Mauritanie | Atalante
Annie, ambassadrice Atalante, est partie découvrir la Mauritanie pendant 15 jours et nous raconte son aventure. Entre randonnées dans le désert, rencontres avec les locaux et l’équipe locale ou encore la découverte de la nourriture mauritanienne, laissez-vous emporter par ce récit de voyage.

Qu'est-ce qui t'a donné envie d'aller en Mauritanie ?

“Je suis déjà allée en Mauritanie en janvier 2020. J’avais fait un trek d’une semaine entre Chinguetti et Ouadâne, et c’était une super expérience. Mais à l’époque, j’avais un peu regretté de ne pas avoir découvert la vallée blanche, alors ça m’est resté en tête. Cette année, j’ai décidé d’y retourner, mais pour 15 jours cette fois. Au début, ça me faisait un peu peur de partir si longtemps en trek, mais je me suis dit : "Allez, on tente !". Et franchement, c’était génial. C’était une ambiance différente de mon premier voyage, mais tout aussi incroyable. En 15 jours, on a vraiment le temps de s’immerger, de profiter pleinement, alors qu’en une semaine, à peine tu arrives qu’il faut déjà repartir. Découvrir la vallée blanche, ça valait vraiment le coup !”
désert du Sahara en  Mauritanie

Comment as-tu vécu cette immersion dans le désert avec la caravane ?

“Cette fois, ça nous a donné une autre vision du désert. On pense souvent uniquement aux dunes de sable, mais là, on a vu les dunes, les ergs, des formations rocheuses, et puis on est arrivés dans une oasis où on pouvait même se baigner. La deuxième semaine, on était dans la vallée blanche. On a vraiment vécu avec la caravane : on marchait avec les deux chameliers et les six chameaux, qui étaient toujours avec nous. C’est impressionnant quand on y pense, tout ce qu’il faut gérer. On donnait un coup de main aussi. L’erg Amatlich et Ouakame, c’est juste magnifique. Le matin et le soir, tout devient rosé avec des couleurs superbes.”

As-tu une anecdote à raconter ?

“J'ai retrouvé Bebe, la cuisinière que j'avais eue il y a 5 ans, et c’était génial ! On s'est tout de suite reconnues, c'était extrêmement chouette. Comme la première fois, j’ai dormi avec elle près de la Khaïma, et on était réellement dans l’échange, plongées dans la vie de la caravane. Un moment qui m’a marqué, c’est quand j’ai recousu son sac pendant qu’elle préparait à manger, et j’ai surveillé les crêpes pendant qu’elle partait prier. C’est ce genre de moments simples qui sont tellement précieux.”
Cusinier en Mauritanie

Quelle est ta plus belle randonnée ?

“L’avant-dernier jour, on est arrivé dans l’erg Amatlich et franchement, c’était la plus belle randonnée du trek ! On a pu découvrir un véritable océan de dunes, c’était incroyable. Le dernier jour, on a fini dans l’oasis d’Azouagh, c’était magnifique aussi ! D’ailleurs, tout ça est bien indiqué dans le programme. Et puis, pendant la première semaine, l’avant-dernier jour, on a découvert un autre oasis, tout aussi beau, où on a même pu se baigner. Ça, c’était vraiment la cerise sur le gâteau !”

Quelle est ta plus belle rencontre ?

“Les rencontres, c’était vraiment tout le temps ! Partager des moments avec les chameliers, comme les aider à installer mon matelas ou observer comment ils organisent une caravane, c’était fascinant. Ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. À un moment, on a aidé un chamelier qui avait une épine dans le doigt, et on a aussi soigné des ampoules – tout ça, c’était lié à la vie quotidienne de la caravane. J’étais super curieuse de comprendre tout le fonctionnement, alors je passais beaucoup de temps avec l’équipe locale. Nos guides étaient géniaux aussi ! L’un d’eux nous a donné des mini cours d’astronomie, et l’autre était très drôle.Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est de voir que le fils, qui était chamelier en 2020, est maintenant chef de la caravane. Son père est décédé, et il a pris la relève. J’ai trouvé ça beau de pouvoir suivre leur évolution en revenant avec presque la même équipe.”
Voyage en Mauritanie avec Atalante

Quel est ton moment le plus mémorable ?

“Un des moments les plus mémorables, c’était quand on a fait du pain avec le fils du boulanger. On était tous autour du foyer, et Dominique était en train de préparer le pain.Il y a aussi eu un incident avec un chameau qui avait un abcès. Le guide est allé chercher un couteau dans sa trousse pour soigner l’animal, en plein désert, au milieu de nulle part. C’était incroyable de voir à quel point il avait tout ce qu’il fallait pour prendre soin de son dromadaire, même dans ces conditions. Un moment vraiment exceptionnel.

J’ai célébré mon anniversaire au cœur du désert pendant ce voyage. L’équipe m’a offert un mug orné de photos du désert, et j’ai eu le droit à un gâteau cuit dans le sable, avec des allumettes en guise de bougies. Nous avons également partagé des beignets tous ensemble. On était réunis autour du feu, c’était un moment inoubliable pour moi.” 

Comment était la nourriture ?

“On mangeait vraiment super bien, surtout avec les moyens qu’offre le désert, bravo à notre cuisinière, Bebe ! On avait des salades hyper fraîches, à base de chou, de tomates, avec du thon ou des sardines. Le mouton reste la base de l’alimentation là-bas, mais on a aussi eu droit à un incroyable poulet yassa, préparé à la perfection. Tous les soirs, il y avait une soupe, et bien sûr, les fameux thés pour terminer le repas. D’ailleurs, ils mettent moins de sucre dans le thé maintenant, c’est une initiative du gouvernement pour lutter contre le diabète.On a aussi goûté le pain du désert. Ils ajoutaient de la levure pour nous, sinon, c’est normalement une galette plate. Le matin, on avait des crêpes maison. On a également dégusté du couscous mauritanien, qui est fait avec de l’orge préparée par la femme de notre guide.Et pour les boissons, on a testé une infusion aux fruits du baobab et le soir, du karkadé (infusion de fleurs d’hibiscus) accompagné de dattes. Franchement, un régal !”

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris ?

“La population locale est très religieuse, mais pas prosélytes du tout. Les guides, la cuisinière, les chameliers faisaient leur prière régulièrement, mais sans jamais tout arrêter pour ça. C’est important pour eux, ça fait vraiment partie de leur quotidien. Et en discutant avec eux, on sent qu’il n’y a aucun problème, peu importe la religion de chacun. Ils sont pratiquants sans être dans le jugement, et même assez curieux de savoir comment nous, on vit les choses.”
randonneurs devant un feu de camp en Mauritanie

À qui recommanderais-tu ce voyage ?

“Je dirais que c’est plutôt pour des gens qui ont l’habitude de marcher, parce que 12 jours, ça peut sembler un peu long. C’est aussi pour ceux qui peuvent vivre avec un peu moins de confort : pas de douche, pas de lessive… Et puis, il faut aimer la chaleur ou au moins bien la supporter. Mais en réalité, il ne faut pas que ça fasse peur, c’est accessible à tout le monde !”