Catherine, voyageuse infatigable, nous raconte son voyage dans les Cyclades grecques, entre Naxos et Santorin. Elle nous fait plonger dans un décor paradisiaque qui donne très envie de s’évader.
Pourquoi la Grèce ?
On était déjà allés en Grèce avec Atalante en 2018 ; on avait alors visité Sifnos et Milos. À l’époque, on voulait déjà faire Santorin, donc l’idée ne date pas d’hier. En plus, on avait adoré ce voyage, et depuis, on ne rêvait que d’une chose : y retourner. On est d’ailleurs partis à Naxos et Santorin avec autant de bonheur que lors du précédent voyage.
Quelles sont les différences entre Naxos et Santorin ?
Ces deux îles sont très différentes.
Naxos est une île verdoyante, avec de l’agriculture, beaucoup de fleurs, dont de grosses marguerites très jolies. Il y a des petites églises partout. On est allés dans les petits sentiers de randonnée avec des chèvres, on a croisé des personnes travaillant dans les champs, qui sont très accueillantes. C’est une île beaucoup plus sauvage.
L’arrivée à Naxos est superbe : on a pris le bateau au port du Pirée pour la traversée jusqu’à Naxos. Quand on arrive sur l’île, c’est vraiment magnifique. Ce sont de petits villages tout blancs, avec toutes les maisons regroupées. À notre arrivée, il y a une toute petite presqu’île au port, où se trouve le temple d’Apollon. Dès le premier jour, on est plongés dans l’ambiance de la mythologie grecque. La vieille ville de Naxos est très jolie, avec un dédale de toutes petites ruelles, des escaliers qui passent dessus, dessous, c’est hyper sympa.
Santorin, au contraire, est très volcanique. On voit vraiment que c’est un ancien volcan qui a formé l’île. La caldeira, qui s’est effondrée, a une partie envahie d’eau ; vue de l’intérieur, elle forme un croissant de lune. On voit cette roche neuve, fraîchement créée à l’échelle de la planète : c’est dingue. C’est vraiment très beau à voir.
La mer est très profonde du côté de la caldeira, ce qui donne des couleurs de bleu exceptionnelles. Le relief sur l’île est aussi très différent : côté caldeira, les côtes sont vertigineuses, alors que de l’autre côté, c'est en pente douce.
Il y a beaucoup de gens du monde entier qui viennent visiter cette île, mais avec le voyage d’Atalante, on ne s’en rend pas vraiment compte, car on s’éloigne rapidement des endroits touristiques pour aller hors des sentiers battus.
Quelle a été ton expérience la plus mémorable ?
On était là-bas au moment de Pâques, donc il y a certaines traditions dont on a pu profiter durant cette semaine.
La religion principale est le christianisme orthodoxe. Elle est d’ailleurs inscrite dans la Constitution. Je pense qu’on trouve autant d’églises que d’écoles chez nous, et elles sont toutes magnifiques. Les églises orthodoxes sont vraiment très luxueuses : il y a de l’or, des tableaux partout. Dès qu’il y avait une petite église, je voulais y aller, même rapidement, pour admirer cette beauté.Et donc, durant Pâques, ils font des œufs peints de toutes les couleurs, c’est super joli. On en a mangé des comme ça, en œufs durs, pour un pique-nique que notre guide nous avait acheté.
Il y a aussi les décorations. À Santorin, dans la ville de Pyrgos, le Vendredi saint, on a traversé ce village de jour, et ils avaient installé des espèces de grosses boîtes de conserve avec, à l’intérieur, de la cire, des copeaux de bois et une mèche. Ils en avaient mis partout dans la ville. Avec une partie du groupe et le guide, on y est retournés le soir : c'était tout illuminé. Il y a une messe avant, et une fois terminée, des personnes déclenchent deux fusées de détresse : c’est le signal pour que tout le monde allume les lampes. Et d’un coup, tout s’illumine en même temps. C’était notre dernière soirée, alors c’était top !
Quelle a été ta plus belle randonnée ?
Toutes les randonnées sont jolies. Ce qui est formidable quand on est sur une île grecque, c’est que, peu importe où l’on est, on voit la mer en randonnant – et ça, c’est merveilleux. Et en plus, en avril ou en mai, c’est parfait, car il ne fait pas trop chaud.
On a fait le mont Zeus, un sommet mythique. C’est une randonnée un peu technique à la montée, mais la redescente est beaucoup plus facile. Durant la montée, on a vu la grotte de Zeus. On avait pris des frontales pour la visiter, mais je ne me suis pas aventurée trop loin, car j’avais un peu peur.
Ce sommet s’appelle comme ça parce que Zeus serait né sur cette colline et aurait grandi dans la grotte.
Comment est la gastronomie locale dans ce pays ?
La gastronomie grecque m’a beaucoup plu. Je me rappelle que je m’étais régalée il y a 7 ans aussi. Étant gourmande, ce sont des choses qui marquent ! Les repas sont variés, on a pu goûter un peu à tout : l’houmous, les feuilles de vigne, la moussaka, des viandes rôties, le yaourt grec.
Le yaourt de Naxos, c’est vraiment trop bon : c’est à mi-chemin entre un yaourt et un fromage frais. C’est plus liquide qu’un fromage frais, mais pas autant qu’un yaourt. Ils nous servaient ça avec du miel et des petits fruits secs par-dessus. Depuis, je suis à la recherche de ces yaourts en France, mais pour l’instant, je n’en ai pas trouvé de totalement similaires, à ma grande tristesse.
Qu’est-ce qui t’a le plus surprise ?
Les Grecs sont très accueillants. Je n’en avais pas gardé ce souvenir de mon voyage précédent, et là, j’ai trouvé que les gens étaient chaleureux.
L’un des hôtes nous a même appris quelques mots en grec. Pour dire bonjour, on dit “Kaliméra”, merci, c’est “Eucharistó”, et s’il vous plaît, c’est “Parakaló”. Voilà quelques petits exemples.
Que dirais-tu à nos voyageurs pour leur donner envie de découvrir la Grèce ?
C’est une destination proche de chez nous, qui allie le bonheur de la randonnée, de la nature, une forte charge culturelle, et la présence constante de la mer.